Biographie
Œuvrant aux interstices entre la poésie, la performance et la danse, Noémie se focalise sur le développement d’un langage pluridisciplinaire à la frontière entre l’écriture de la scène et celle de la page. Pour elle, la poésie peut se transmuter du rythme aux mots, de l’écriture à la lecture, du texte aux mouvements. Elle cherche à danser le poème et à écrire la danse. En tant qu’artiste pluridisciplinaire, elle a créé Un revers du monde (UQÀM, 2018 ; Mois de la poésie, 2019) et La Forêt flottante (Chantiers/constructions artistiques, 2021 ; Petit fun palace, Offta, 2021). Cette dernière création, entre la danse et la lecture, puise dans la mémoire corporelle de danseuses d’âge mûr (Dena Davida et Madeleine Lord). Avec leur corps d’aujourd’hui, ces danseuses transmettent leurs souvenirs marquants de danse. En parallèle, un livret partagé au public met en récit certaines bribes réelles et imaginées de la vie de ces pionnières de la danse contemporaine.

Résumé d’intervention
« Du studio à la plateforme virtuelle : réflexion sur l’espace médié comme lieu de création chorégraphique ».
Je souhaite approfondir une réflexion sur la transposition du studio de création dans un espace virtuel. Lorsque je travaille avec une danseuse dans un espace médié, je perçois moins son souffle, ses micromouvements, les modifications de ses points d’appui. Cependant, j’observe davantage le rythme et la variation de ses mouvements. Je remarque également que les phrasés avec une kinésphère plus grande attirent principalement mon attention. Je me mets autrement en lien avec le corps de la danseuse. Dans cette courte présentation, j’interrogerai en quoi l’espace médié, dans un contexte de création chorégraphique, modifie ma relation à la présence de la performeuse.